Présentation et mission
Le Synéa, Syndicat National des Entreprises de l’Audition, regroupe 11 enseignes d’audioprothésistes parmi les sociétés les plus dynamiques du marché.
Nous représentons à ce jour plus de la moitié du marché de l’audioprothèse tant au point de vue du nombre de centres, du nombre de professionnels et collaborateurs que du chiffre d’affaire.
Face aux défis que constitue l’arrivée massive de nouveaux clients malentendants issus du papy boom et la mise sur le marché de nouveaux produits plus performants et communicants, il nous a semblé essentiel de pouvoir agir pour favoriser et dynamiser le secteur de la vente et l’adaptation des appareils auditifs dans les centres d’audioprothèse.
Fort de sa représentativité le Synéa souhaite être entendu par les pouvoirs publics, le corps médical et le grand public afin de pouvoir intervenir sur la réglementation de la profession d’audioprothésiste, sur la formation ou la communication.
Nous avons entrepris plusieurs commissions de travail sur des sujets fondamentaux qui ont aboutit à :
- la réalisation et publication d’un Code de Bonne Conduite et d’une Charte. Ces deux documents réunissent les engagements et les valeurs communes de nos Membres.
- une étude démontrant la carence dramatique d’audioprothésistes en France. Dans cette étude le Synéa pointe le sous équipement du marché lié à la pénurie de jeunes diplômés.
Par ailleurs nous avons démontré la corrélation entre le nombre d’audioprothésistes en activité et l’évolution du marché.
Le Synéa souhaite maintenant agir pour trouver une solution à ce déficit d’audioprothésistes afin de répondre aux besoins du marché et des personnes malentendantes.
Dans un premier temps nous sollicitons chaque école afin que soit assurée une augmentation de 50 jeunes diplômés supplémentaires au plan national.
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Le Synea mécène de l'école d'audioprothèse de l'université de Lyon-1
Le Syndicat national des entreprises de l'audition (Synea) a tenu le 6 février à Paris son assemblée générale, et présenté ses orientations politiques pour l'année à venir. Entre autres, elle a rendu public un accord de partenariat établi avec l'université Lyon 1 Claude Bernard, afin de pouvoir mettre en corrélation le nombre d'étudiants sortant chaque année avec les exigences croissantes de la profession. Michel Touati, président du Synea, explique : "C'est l'aboutissement d'une démarche que nous avons entamée auprès de tous les centres de formation français ces dernières années. Nous ne voulons pas créer un raz-de-marée de nouveaux entrants sur le marché de l'emploi, seulement placer le curseur de façon à ce qu'il corresponde aux besoins de la profession. Dans cette démarche, le professeur Lionel Collet s'est montré favorable à notre initiative. Notre partenariat permettra de développer la structure pédagogique existante à Lyon, afin de doubler le nombre de jeunes diplômés sortants chaque année. Ils devraient de ce fait passer de 25 diplômés à 50." Richard Darmon, président du groupe Amplifon France précise :"A la suite d'une étude prospective, nous avons établi les nouveaux besoins de la profession à 180 - 200 professionnels par an. Il ne s'agit donc pas de multiplier le nombre de manière irrationnelle, comme le voudrait certains acteurs aujourd'hui, seulement de permettre à ceux qui sont en recherche de professionnels qualifiés de pouvoir satisfaire leurs besoins."
Photo : Michel Touati - G.B. - G.B. (07/02/2012 10:25) - © Audio infos
Le Synea veut défendre les spécificités du métier
Sonalto. Organismes complémentaires d'assurance maladie. Formation. «Loi Mediator.» Autant de sujets au menu de l'assemblée générale du Syndicat national des entreprises de l'audition (Synea), qui s'est tenue hier, 6 février, à Paris. À cette occasion, le syndicat a dressé le bilan des actions menées en 2011 et a présenté ses orientations et ses objectifs pour 2012.
Le Synea entend notamment renforcer son implication dans les différentes initiatives conventionnelles portées par les autorités publiques et les organismes complémentaires pour s'assurer que les spécificités du métier d'audioprothésiste sont pleinement prises en compte. Le syndicat des entreprises s'est notamment mobilisé au niveau politique sur le remboursement différencié des mutuelles dans le cadre de la «Loi Fourcade» censurée par le Conseil constitutionnel.
Le Synea, en tant que syndicat, ne peut évidemment s'immiscer dans la politique commerciale de ses adhérents, mais souhaite apporter des solutions aux professionnels de plus en plus sollicités par les Organismes complémentaires d'assurance maladie (OCAM.) En 2012 les entreprises du Synea vont ainsi explorer les différences options possibles pour aider les audioprothésistes à mieux appréhender et gérer leurs relations avec les réseaux de soins. À travers la poursuite de ces objectifs, le Synea confirme son engagement en faveur de la reconnaissance des spécificités du métier d'audioprothésiste «et entend se positionner comme un interlocuteur de référence du secteur auprès des pouvoirs publics et des OCAM», notent les responsables du Synea.
Ils ont notamment signalé, au cours d'une conférence avec la presse professionnelle, que, contrairement à d'autres professions de santé, les apports de patientèle revendiqués par les OCAM seront limités du fait même de ces spécificités du métier d'audioprothésiste caractérisées par des prestations indissociables. Le syndicat se déclare aussi attaché au principe de mutualisation de la prestation et des services à l'ensemble des patients. Une mutualisation contraire à toute systématisation de la prestation. Les entreprises sont attachées à une individualisation liée aux besoins spécifiques du malentendant.
Vis-à-vis des «assistants d'écoute» Sonalto, le syndicat va mener une «bataille juridique» sur un dossier qu'il estime «stratégique pour la profession.» Cette action débutera à la fin du mois par une éventuelle décision d'expertise visant à démontrer que ces «assistants d'écoute» sont de fait des prothèses auditives. En conséquence de quoi, elles doivent être choisies, adaptées et délivrées par un audioprothésiste comme le prévoit la loi. De plus, les membres du syndicat remarquent que le « reste à charge pour le patient » lors de la vente de ces « assistants d'écoute » est pratiquement équivalent à celui de la délivrance en bonne et due forme d'une aide auditive d'entrée de gamme. Délivrance qui comprend, elle, «réglage et suivi», ajoute le Synea
En matière d'enseignement et de formation, les entreprises du Synea ont apporté leur soutien au projet de doublement des effectifs de l'école d'audioprothèse de Lyon depuis la dernière rentrée universitaire. Le Synea, pour sa part, évalue au total les besoins à 200 diplômés chaque année. Le syndicat se dit favorable à la création d'un organe réunissant différentes instances de la profession pour mener «une réflexion d'ensemble aboutissant à une recommandation» portant sur l'évolution de la démographie professionnelle et la répartition géographique de la formation.
Enfin, le Synea indique qu'il sera particulièrement vigilant quant «aux conditions de certains aspects de la loi “Médiator”» qui, notamment, réglemente les liens d'intérêt entre les professionnels de santé et l'industrie. En accord avec les principes du texte, les entreprises de l'audition se veulent attentives à la mise en place et à l'application du texte qui ne doivent pas être «trop complexes.»
Photo Ouïe Magazine. De gauche à droite : Philippe Langzam (Audika), Jean-Louis Joly (Audionova), Michel Touati (Viva'Son), Guillaume Flahaut (Conversons), Richard Darmon (Amplifon) et Rachel Lecam secrétaire administrative du Synea.
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