"Nous allons donner un nouvel élan à notre syndicat. Nous avons su regrouper les enseignes ", a indiqué Michel Touati à l'occasion d'une conférence de presse à la suite de l'assemblée générale du Syndicat national des entreprises de l'audition (Synea) qui regroupe en son sein la majorité des acteurs du marché* évoluant sous une enseigne nationale.
Pour le président du Synea son organisation représente aujourd'hui, "la moitié des centres d'audioprothèse et des volumes de vente en France." Fort de cette représentativité, les membres de l'organisation patronale veulent faire "entendre leur voix et structurer leurs valeurs communes." C'est dans cette perspective que le syndicat édite d'une part "un code de bonne conduite" destinée à la clientèle presbyacousique et, d'autre part, une "charte" de la vente et de l'adaptation des aides destinées aux pertes auditives sévères et profondes.
Au cours de cette conférence, les responsables ont également exprimé leurs différences voire leurs divergences avec l'autre syndicat professionnel, l'Union nationale des syndicats d'audioprothésistes français(Unsaf). Ils ont notamment exposé leur volonté de voir conserver une vision "dynamique du marché". Un dynamisme qui passe, selon le Synea, par la formation d'un minimum de 50 audioprothésistes par an pour faire face à la demande qui va croître avec le "papy-boom."
Le Synea craignant que les audioprothésistes, ne répondant pas à cette demande, soient "débordés par d'autres." "Le marché doit rester entre les mains de l'audioprothésiste", a insisté Michel Touati. D'autre part, pour les enseignes d'audioprothèse, il est certain, exemples étrangers à l'appui, qu'il existe une corrélation entre le développement du marché et le nombre d'audioprothésistes. Pour pallier ce déficit de diplômés, le syndicat compte notamment s'appuyer sur l'autonomie des universités pour que les structures existantes accueillent davantage de candidats et les "forment mieux." |
Par ailleurs, la direction du Synea "ne voit pas l'intérêt de la mise en place d'un Ordre des audioprothésistes dans la mesure où il gère la déontologie et dit le droit." Pour le Synea, la profession d'audioprothésiste est "une profession mixte commerciale et de santé." Le Syndicat des entreprises de l'audition estime que les métiers du commerce sont très précisément encadrés et le consommateur protégé, notamment par le devis.
Autre sujet d'interrogation pour le Synea: comment faciliter le renouvellement des aides auditives, dans un environnement marqué par une démographie médicale déclinante, tout en respectant les prérogatives du corps médical ?
Un point de convergence avec le Syndicat des audioprothésistes français (SAF), membre de l'Unsaf, le Synea "ne souhaite pas se voir imposer des conditions par les complémentaires."
Notre photo. De gauche à droite: Richard Darmon (Amplifon), Rachel Lecam, secrétaire administrative du Synea, Philippe Langzam (Audika et CFA); Michel Toutati (Viva'Son), Jean-Pierre Esancde(Audio 2000), Bertrand Dupré (Conversons), Stephen Douezy (Ecoute! Ecoute!) Jean-Louis Joly (Audionova.) |
Le bureau du Synea: président: Michel Touati (Viva'Son); vice-présidents: Richard Darmon (Amplifon); Philippe Langzam (Audika et CFA); secrétaire: Jean-Pierre Escande (Audio 2000); trésorier: Philippe Langzam (Audika et CFA.)* Amplifon, Audika, Audio 2000, Audio Conseil, AudioNova, Audition Maurice Frères, AuditionSant é, Conversons, Ecoute ! Ecoute !, GrandAudition, Viva'Son. |